 |
REVUE de PRESSE

- Le
Matin (09.05.2004)
-
Le Temps (29.04.2004)
- La Lettre
du Continent (18.03.2004)
- Le Temps (09.11.2003)
- Geopolitique.com
(24.09.2003)
| La
Lettre du Continent |
|
| «
Le B.I.T. S'OCCUPE DE L'EMPLOI EN AFRIQUE ». |
| |
18 mars
2004
(c)
2004 indigo Publications:
http://www.africaintelligence.fr/lc-/default.asp |
Avec
moult chercheurs, Eleonore Kopera (BHS), Patrick Gantes
(CRES), Jean Rossiaud (PPAH) et des responsables de
la Graduate Institute of International Studies (GIIS)
(Daniel Warner, Victor-Yves Ghebali, Luca Fedi...),
le Bureau International du Travail (BIT), va animer
un groupe de recherche sur l'emploi dans les pays en
crise, en particulier, pour l'Afrique : en Angola, en
Sierra Leone, dans les Grands Lacs, en Somalie, au Soudan...
|
 |
|
« Le Kremlin est
favorable à la libéralisation de l'économie
russe, mais pas à son américanisation».
|
| |
8 novembre
2003 Par Myret Zaki
(c)
2003 Le TempsHomepage Address: http://www.letemps.ch .
|
|
|
|
|
L'interview de la semaine. Conrad Gerber,
spécialiste du pétrole, a grandi au Zimbabwe
et fait ses études en Afrique du Sud. Il dirige la
société Petro-Logistics.
Conrad Gerber est l'un des spécialistes mondiaux de
l'or noir. A 61 ans, cet Alémanique qui a passé
la majeure partie de sa vie en Afrique préside Petro-Logistics,
une agence basée à Genève et spécialisée
dans la collecte et l'analyse de données sur l'offre
mondiale de brut. Depuis septembre, il assume en outre la
présidence du Conseil de fondation du CRES (Centre
de recherches en entreprises et sociétés), créé
en 1992, qui développe des programmes socio-économiques
pour le compte de gouvernements, d'administrations publiques
et d'entreprises privées, principalement en Russie
et en Afrique.
Le
Temps: L'affaire Yukos cache-t-elle un blocage
par le Kremlin d'une tentative américaine de
mainmise sur le pétrole russe?
Conrad Gerber: Sans aucun doute. Il est plus
que probable que George Bush senior, qui était
en Russie il y a deux mois, était venu pour initier
les négociations en vue d'une participation de
Chevron ou d'Exxon dans Yukos. |
|
 |
Beaucoup de gens
au Kremlin sont certes favorables à la libéralisation
et à l'ouverture de la Russie aux investissements étrangers,
mais pas à son américanisation! Michaïl
Khodorkovski était très proche du gouvernement
Eltsine, qui avait favorisé les privatisations. Ces
dernières ont été un désastre
pour beaucoup de Russes: les ressources pétrolières
ont été bradées à quelques oligarques,
qui à présent veulent les vendre aux majors
américains: c'est là la vision de beaucoup de
Russes.
Le Temps:
L'affaire Yukos cache-t-elle un blocage par le Kremlin d'une
tentative américaine de mainmise sur le pétrole
russe
Conrad Gerber: Sans
aucun doute. Il est plus que probable que George Bush senior,
qui était en Russie il y a deux mois, était
venu pour initier les négociations en vue d'une participation
de Chevron ou d'Exxon dans Yukos. Beaucoup de gens au Kremlin
sont certes favorables à la libéralisation et
à l'ouverture de la Russie aux investissements étrangers,
mais pas à son américanisation! Michaïl
Khodorkovski était très proche du gouvernement
Eltsine, qui avait favorisé les privatisations. Ces
dernières ont été un désastre
pour beaucoup de Russes: les ressources pétrolières
ont été bradées à quelques oligarques,
qui à présent veulent les vendre aux majors
américains: c'est là la vision de beaucoup de
Russes.
- Le fait que les oligarques soient en majorité
juifs explique-t-il leur bonne entente avec Washington?
- Malgré une opinion reçue,
tous les oligarques ne sont pas juifs; ni Vladimir Potanin,
de Norilsk Nickel, ni Oleg Deripaska, de Roussal ne le sont.
Par ailleurs, on ne peut pas mettre tous les Juifs russes
dans un même panier, car certains ont une très
bonne entente avec le Kremlin. Ce qui contrarie le Kremlin
n'a rien à voir avec la confession, mais avec le fait
que certains soient disposés à «globaliser»
le pétrole russe, tandis qu'ils cherchent à
gagner en influence politique. S'il n'y aura pas de renationalisation,
le message du Kremlin - de tenir les oligarques à l'écart
de la politique russe - a été clair, menant
notamment à l'exil de Roman Abramovitch, qui a tout
vendu et s'occupe de football à Londres. Le problème
est que les revenus énormes du pétrole peuvent
changer le rapport de force dans un pays. L'argent du pétrole
russe peut financer des partis et des campagnes électorales
en Russie, et faire le jeu d'intérêts externes.
- Sur quel arrangement pourrait déboucher
la tension russo-américaine? - Au lieu de prises de
contrôle par des sociétés américaines,
cela pourrait aboutir à des partenariats, car la Russie
a besoin d'investissements étrangers: elle manque de
pipelines et de ports, essentiels à l'augmentation
des exportations. Mais là encore, il faudra composer
avec les intérêts divergents entre gouvernement
et secteur privé: à travers Transneft, société
publique, l'Etat veut par exemple privilégier Vladivostok
ou un autre port russe, alors que le secteur privé
veut financer un projet de pipeline vers la Chine, d'autant
qu'elle devient un énorme consommateur de pétrole.
- L'offensive en Irak était motivée
en partie par le pétrole. Qui contrôlera l'or
noir irakien?
- Les Etats-Unis songeaient à un Irak
démocratique, laïc, qui ne serait plus membre
de l'OPEP (ndlr: Organisation des pays exportateurs de pétrole)
et qui serait ouvert à la privatisation totale du pétrole
national, à laquelle est d'ailleurs favorable le ministre
irakien du Pétrole actuel, Ibrahim Al-Uloum. Mais il
ne sera peut-être plus ministre lorsque des élections
auront eu lieu et que sera décidée la question
de la propriété du pétrole irakien. Sera-t-il
privatisé? Je pense plutôt qu'on aboutira à
un modèle moyen-oriental, c'est-à-dire à
une compagnie nationale contrôlant les réserves.
Aux Emirats arabes unis, par exemple, Abu Dhabi vend une partie
des champs pétrolifères à des compagnies
comme Exxon ou Shell, mais elle garde la propriété
du sous-sol. L'Etat est toujours majoritaire. Sans parler
des pays où il garde l'exclusivité: en Arabie
saoudite, en Iran et au Koweït. En Iran, les compagnies
étrangères obtiennent au plus un contrat de
services. En gros, Téhéran leur dit: lors du
développement d'un champ, on vous paie, mais le pétrole
nous appartient.
- L'Irak restera-t-il membre de l'OPEP?
- Il est dans l'optique américaine
que l'OPEP se dissolve, et que l'Irak n'en fasse plus partie.
Mais mon sentiment est que l'Irak va rester dans l'OPEP et
que l'OPEP a un avenir. Le problème avec l'OPEP n'est
pas tant la production que la transparence: que font-ils avec
leur argent? Les opposants de l'OPEP reprochent à ses
membres l'opacité sur l'utilisation des recettes du
pétrole. Dans le cas de Riyad, le pétrole donne
des revenus qui peuvent être utilisés à
des fins dangereuses, pensent les Américains. Les revenus
semblent partir dans toutes les directions, et une large partie
se dirige vers de nébuleuses structures finançant
des activités caritatives islamiques, des constructions
de mosquées. Et cela finit dans les mains de terroristes.
L'idée américaine n'est donc pas nécessairement
une mainmise de ses compagnies sur le pétrole irakien
mais un développement plus libre des ressources pétrolières
afin de contrebalancer Riyad, poids lourd de l'OPEP.
- Les Etats-Unis, la Russie et l'OPEP sont-ils
d'accord sur le prix du baril? - Non. L'OPEP veut rester dans
une marge de 22 à 28 dollars, les Russes le veulent
à 25 dollars. Les Etats-Unis parlent d'un «marché
libre». Mais cela n'existe pas: sans limites de production,
les prix s'effondreraient. Le marché libre a existé
il y a 100 ans, et ce fut une expérience désastreuse
avec des fluctuations incontrôlables des prix. Une fourchette
stable des cours est nécessaire aux investissements
énormes qu'il faudra les vingt prochaines années
pour produire le pétrole nécessaire aux trente
prochaines années. Avec un prix à moins de 10
dollars le baril, il est très difficile, sinon impossible,
de produire du pétrole nouveau en dégageant
un bénéfice. Or, ce sont ces bénéfices
qui sont réinvestis dans la production future. Les
Américains se sont trompés s'ils pensent que
le monde peut se passer de l'OPEP et de la gestion des cours
du pétrole. Sans compter que si les prix s'effondrent,
des champs seront fermés, les investissements ne se
feront plus, ce qui mènera à une pénurie
et on arrivera à une flambée des prix.
- La Russie a-t-elle intérêt
à soutenir l'OPEP?
- Oui, le gouvernement russe participe comme
observateur aux réunions de l'OPEP ainsi que d'autres
pays (Oman, l'Angola, le Mexique, la Norvège) depuis
la fin des années 80. Seulement voilà: depuis
les privatisations des années 90, le Kremlin ne contrôle
plus rien. Si le gouvernement arrive à gagner plus
de contrôle sur le secteur pétrolier, il deviendra
un partenaire très utile, plus que le secteur privé
russe, qui n'a aucune volonté de coopérer avec
l'OPEP.
 |
|
Conrad
Gerber rejoint le CRES |
| |
24 septembre
2003 ©
geopolitique.com 2003. Address: http://www.geopolitique.com |
|
|
|
Fondateur de l'agence 'Petro-Logistics',
le puissant Conrad Gerber, dont les informations bouleversent
parfois les cours pétroliers, redoublera bientôt
d'influence sur les marchés de l'or noir africain.
C'est un homme d'influence de réputation
internationale qui vient de rejoindre le Centre de recherches
entreprises et sociétés (CRES), un "think-thank"
basé à Genève essentiellement actif sur
le continent africain (et notamment en Angola) et en Russie,
créé à l'origine par Elf et dirigé
par Patrick Gantes, un ancien d'Elf Afrique.
Parfait inconnu pour le grand public, le
Suisse Conrad Gerber, 61 ans, est une véritable star
dans le monde de l'or noir depuis plus de deux décennies.
A la tête d'une minuscule structure basée à
Genève et à Harare, "Petro-Logistics",
une agence d'information fondée en 1980 spécialisée
sur le pétrole, il a été en mesure, en
juin dernier d'annoncer avant tout le monde la baisse de la
production de l'Arabie saoudite. Du coup, les cours sur le
marché des options ont immédiatement grimpé.
Conrad Gerber, qui a eu les honneurs du "New
York Times" et de l' "International Herald Tribune"
en août peut facturer jusqu'à 5 000 dollars par
mois ses informations confidentielles. Son secret consiste
à être encore le seul dans le monde à
savoir comptabiliser les cargaisons de pétrole, grâce
à un réseau dense d'informateurs dans les ports
et les raffineries. "C'est un marché particulièrement
opaque. Tout le monde ment, et pas seulement l'OPEP. Il y
a les pays qui ne peuvent pas assurer leurs quotas, et ceux
qui les dépassent", explique Conrad Gerber à
geopolitique.com.
D'origine suisse, l'homme qui vient d'accepter
la présidence du CRES, a longtemps vécu en Rhodésie
(devenue depuis le Zimbabwe), où ses parents, des Suisses
alémaniques, s'étaient installés. Diplômé
de l'université du Cap, il avait pour mission, en tant
que fonctionnaire rhodésien, de détourner l'embargo,
dont était victime cette ancienne colonie britannique.
Un "job" qui permet de se constituer un précieux
carnet d'adresses.
© geopolitique.com 2003.
|
 |