Qu'est-ce que le C.R.E.S.?



Le Centre de Recherches Entreprises et Sociétés (CRES) est une fondation régie par la loi suisse dont le siège est à Genève.

  Son objectif :
  étudier l'environnement économique, politique, religieux et social des pays où les entreprises sont susceptibles de s'implanter.
  Sa vocation :
 

analyser concrètement les mutations en cours au moment où des profonds bouleversements géopolitiques se déroulent d'un bout à l'autre de la planète.


Réunissant régulièrement les meilleurs spécialistes, le CRES constitue un forum permanent de rencontres entre experts et décideurs venus d'horizons géographiques et socioprofessionnels différents. Banque d'information efficace, le CRES est de surcroît au centre d'un réseau d'échanges et de dialogues.







A lire

Parmi les livres et articles que nous avons reçus, nous vous signalons ici ceux qui ont particulièrement retenu notre attention.

LES MORPHOLOGIES SOCIALES (Jean Baechler) - Jean Baechler, professeur de sociologie historique à la Sorbonne et membre de l'Institut, propose dans son nouvel ouvrage, un examen des principes de cohésion des sociétés humaines. Il analyse une dizaine de morphologies (bande, tribu, cité, castes indiennes, féodalité européenne et japonaise, marché-centre chinois, ville-capitale asiatique, nation moderne) en portant son attention sur les dispositifs objectifs et les dispositions subjectives mis en oeuvre par les différentes solutions ainsi que sur leur production sociale et historique. Relevant que rien ne permet d'affirmer que la nation soit l'aboutissement de l'invention morphologique,Jean Baechler évoque des indices convergents suggérant qu'une nouvelle solution révolutionnaire est en train de naître sur le continent européen. (Ed. Presses Universitaires de France)

LES ONG DE DEVELOPPEMENT : ROLES ET PERSPECTIVES - L'Institut Universitaire d'Etudes du Développement a publié un intéressant numéro de l'Annuaire suisse de politique de développement consacré aux ONG de développement.Outre une définition et une typologie des ONG, ce volume comprend des articles consacrés au financement des ONG, à la répartition géographique de l'aide. à la place des ONG dans la coopération ou la promotion des droits humains ainsi que des articles consacrés aux ONG présentes à Genève et aux labels de qualité et de contrôle.

CHINE ET INDE FACE A FACE MAIS LE VENT EN POUPE - Dans une tribune parue le 16 mar dans lejournal Le Temps, notre ami Gilbert Etienne compare la croissance de la Chine et de l'Inde.Si l'Inde avec une progression de 7 à 8% talonne désormais la Chine et ses 9%,des différences importantes subsistent entre ces deux géants de plus d'un milliard d'habitants.La Chine, avec un PIB de 1250 milliards de dollars, conserve une bonne avance sur l'Inde et ses 500 milliards de dollards de PIB. il en va de même pour le commerce extérieur ou le poids de la Chine (840 milliards de dollars) est sept fois plus élevé que celui de l'inde (120 milliards). Selon Gilbert Etienne, l'avantage qu'a pris la Chine provient principalement des réformes menées par Deng Xiaoping entre 1978 et 1997 ainsi que de l'importance des investissements des Chinois de Hong-Kong, de Taïwan et d'Asie du Sud-Est. L'Inde de son côté a souffert d'un manque de leadership et d'une dispora indienne plus éparpillée dans le monde et contrôlant moins de grandes entreprises. L'avantage va aussi à la Chine dans les infrastructures avec 30'000 km d'autoroutes construits en dix ans soit trois fois plus qu'en Inde.Des points négatifs sont toutefois à signaler en Chine, comme des surinvestissement dans l'automobile et l'immobilier qui génèrent des surcapacité et les mauvaises créances des banques (entre 25 et 45%). En Inde il faut noter le succès du secteur de l'informatique (software) et ses 12 milliards d'exportation en 2003 ainsi que le développement du secteur pharmaceutique. Selon Gilbert Etienne, la Chine devrait être en mesure de pouvoir poursuivre sur sa lancée avec un ralentissement de la croissance tandis que plus de doutes subsistent sur la capacité de l'Inde a maintenir son rythme de croissance en raison des déficiences dans les infrastructures et d'une plus grande sensibilité de son économie aux aléas météorologiques.

UNE MONDIALISATION JUSTE - L'Organisation Internationale du Travail a publié, le 24 février, le rapport final de la commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation rassemblant un prix Nobel d'économie, des hommes politiques, des parlementaires, des experts des questions sociales et économiques et des représentants d'entreprises et de multinationales, de syndicats, du monde universitaire et de la société civile. Pour les membres de cette commission, la mondialisation représente un formidable potentiel mais la direction qu'elle suit actuellement suscite de plus en plus de préoccupations.Des richesses sont créées, mais elles ne sont d'aucun profit pour trop de pays et trop de personnes. Nous nous trouvons à un carrefour critique et il devient urgent de repenser les politiques et institutions de la gouvernance mondiale. L'emploi doit occuper une place centrale dans la stratégie visant à élargir le nombre des bénéficiaires de la mondialisation à un moment ou l'on atteint les 185 millions de chômeurs dans le monde, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré.

Vous pouvez obtenir ce rapport sur le site de l'OIT