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A lire
Parmi les livres et articles que nous avons
reçus, nous vous signalons ici ceux qui ont particulièrement
retenu notre attention.
LES MORPHOLOGIES SOCIALES (Jean Baechler)
- Jean Baechler, professeur de sociologie historique à
la Sorbonne et membre de l'Institut, propose dans son nouvel
ouvrage, un examen des principes de cohésion des sociétés
humaines. Il analyse une dizaine de morphologies (bande, tribu,
cité, castes indiennes, féodalité européenne
et japonaise, marché-centre chinois, ville-capitale
asiatique, nation moderne) en portant son attention sur les
dispositifs objectifs et les dispositions subjectives mis
en oeuvre par les différentes solutions ainsi que sur
leur production sociale et historique. Relevant que rien ne
permet d'affirmer que la nation soit l'aboutissement de l'invention
morphologique,Jean Baechler évoque des indices convergents
suggérant qu'une nouvelle solution révolutionnaire
est en train de naître sur le continent européen.
(Ed. Presses Universitaires de France)
LES ONG DE DEVELOPPEMENT : ROLES
ET PERSPECTIVES - L'Institut Universitaire d'Etudes
du Développement a publié un intéressant
numéro de l'Annuaire suisse de politique de développement
consacré aux ONG de développement.Outre une
définition et une typologie des ONG, ce volume comprend
des articles consacrés au financement des ONG, à
la répartition géographique de l'aide. à
la place des ONG dans la coopération ou la promotion
des droits humains ainsi que des articles consacrés
aux ONG présentes à Genève et aux labels
de qualité et de contrôle.
CHINE ET INDE FACE A FACE MAIS LE
VENT EN POUPE - Dans une tribune parue le 16 mar
dans lejournal Le Temps, notre ami Gilbert Etienne compare
la croissance de la Chine et de l'Inde.Si l'Inde avec une
progression de 7 à 8% talonne désormais la Chine
et ses 9%,des différences importantes subsistent entre
ces deux géants de plus d'un milliard d'habitants.La
Chine, avec un PIB de 1250 milliards de dollars, conserve
une bonne avance sur l'Inde et ses 500 milliards de dollards
de PIB. il en va de même pour le commerce extérieur
ou le poids de la Chine (840 milliards de dollars) est sept
fois plus élevé que celui de l'inde (120 milliards).
Selon Gilbert Etienne, l'avantage qu'a pris la Chine provient
principalement des réformes menées par Deng
Xiaoping entre 1978 et 1997 ainsi que de l'importance des
investissements des Chinois de Hong-Kong, de Taïwan et
d'Asie du Sud-Est. L'Inde de son côté a souffert
d'un manque de leadership et d'une dispora indienne plus éparpillée
dans le monde et contrôlant moins de grandes entreprises.
L'avantage va aussi à la Chine dans les infrastructures
avec 30'000 km d'autoroutes construits en dix ans soit trois
fois plus qu'en Inde.Des points négatifs sont toutefois
à signaler en Chine, comme des surinvestissement dans
l'automobile et l'immobilier qui génèrent des
surcapacité et les mauvaises créances des banques
(entre 25 et 45%). En Inde il faut noter le succès
du secteur de l'informatique (software) et ses 12 milliards
d'exportation en 2003 ainsi que le développement du
secteur pharmaceutique. Selon Gilbert Etienne, la Chine devrait
être en mesure de pouvoir poursuivre sur sa lancée
avec un ralentissement de la croissance tandis que plus de
doutes subsistent sur la capacité de l'Inde a maintenir
son rythme de croissance en raison des déficiences
dans les infrastructures et d'une plus grande sensibilité
de son économie aux aléas météorologiques.
UNE MONDIALISATION JUSTE
- L'Organisation Internationale du Travail a publié,
le 24 février, le rapport final de la commission
mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation
rassemblant un prix Nobel d'économie, des hommes politiques,
des parlementaires, des experts des questions sociales et
économiques et des représentants d'entreprises
et de multinationales, de syndicats, du monde universitaire
et de la société civile. Pour les membres de
cette commission, la mondialisation représente un formidable
potentiel mais la direction qu'elle suit actuellement suscite
de plus en plus de préoccupations.Des richesses sont
créées, mais elles ne sont d'aucun profit pour
trop de pays et trop de personnes. Nous nous trouvons à
un carrefour critique et il devient urgent de repenser les
politiques et institutions de la gouvernance mondiale. L'emploi
doit occuper une place centrale dans la stratégie visant
à élargir le nombre des bénéficiaires
de la mondialisation à un moment ou l'on atteint les
185 millions de chômeurs dans le monde, soit le chiffre
le plus élevé jamais enregistré.
Vous pouvez obtenir ce rapport
sur le site de l'OIT
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